GENRE XY

Wadjda (Durée : 97 mn)

Un film d’Haifaa Al-Mansour, Fiction, Arabie Saoudite (premier long métrage Souadien de l’Histoire), 2013.

À partir de la 6ème

Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Bien qu’elle grandisse dans un milieu conservateur, c’est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d’une chose : s’acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l’argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée.

« J’espère sincèrement que le film offre une vision intérieure unique de mon pays, et qu’il parlera à tous, à travers ces thèmes universels que sont l’espoir et la persévérance. » Haifaa Al-Mansour

Tomboy (Durée : 90 mn)

Un film de Céline Sciamma, France, 2011.

À partir de la 6ème

A 10 ans, Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. Action ou vérité ? Action ! L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l’été n’allait jamais révéler son troublant secret.

«Tomboy, récit ludique du désir de travestissement d’un garçon manqué, vire insensiblement au tendre suspense, puis à une discrète réflexion sur l’identité, sur la liberté de se choisir une vie, sur la manière dont les autres vous regardent et qui détermine votre bien-être, vous cloisonne, vous condamne, vous ramène à une normalité. » Jean-Luc Douin, Le Monde

Mustang (Durée : 97mn)

Un film de Deniz Gamze Ergüven, Fiction, France/Turquie, 2014.

À partir de la 4ème

C’est le début de l’été. Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons, ce qui déclenche un scandale aux conséquences inattendues. La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger. Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

« Deniz Gamze Ergüven nous donne à aimer très fort ses indomptables héroïnes ;  à travers leur combat que leur beauté et leur jeunesse exaltent, c’est celui de toutes les femmes qu’elle exprime et dans bien d’autres pays que la Turquie. » Danièle Heymann, Marianne

La naissance des pieuvres (Durée : 80 mn)

Un film de Céline Sciamma, fiction, France

À partir de la 2nde

Avertissement : quelques scènes relativement « explicites » sont susceptibles d’heurter certaines sensibilités.

L’été quand on a 15 ans. Rien à faire si ce n’est regarder le plafond. Elles sont trois : Marie, Anne, Floriane. Dans le secret des vestiaires, leurs destins se croisent et le désir surgit. Si les premières fois sont inoubliables c’est parce qu’elles n’ont pas de lois.

« Le film se distingue par la sérénité avec laquelle il esquive les écueils qui parsèment son chemin. Finesse de son traitement de l’obsession – celle qui, nourrie par l’impétuosité du jeune âge, conduit à commettre des actes étranges, absurdes rituels ou dégoûtantes preuves d’abnégation : le glauque spectaculaire qui menace, Céline Sciamma le tient magistralement à distance. » Raphaël Lefèvre, Critikat.com

Moonlight (Durée : 111 mn)

Un film de Barry Jenkins, Etats-Unis

À partir de la 3ème

Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.

« Pas mal de gens, quels que soient leur appartenance ethnique, leur sexe, leur âge et leur orientation sexuelle, peuvent s’identifier à ce sentiment d’aliénation. Si MOONLIGHT est le récit initiatique d’un jeune homme noir et homosexuel, il parle d’un thème universel : le sentiment d’être différent. » Adèle Romanski, productrice du film.

                                                                           

Court Métrages (42 mn)

À partir de la 5ème

Espace d’Eléonor Gilbert (France, 14 mn)

À l’aide d’un croquis, une petite fille explique comment l’espace et les jeux se répartissent lors de la récréation, en particulier entre les garçons et les filles, et en quoi cela lui pose un problème au quotidien. On découvre alors les subtilités d’une géopolitique de l’espace public à l’échelle d’une cour d’école.

 

Ce n’est pas un film de Cow Boy de Benjamin Parent (France, 12 mn)

Le Secret de Brokeback Mountain est passé hier soir à la télé. Vincent l’a regardé et ça l’a bouleversé. Il profite de la récréation pour raconter de manière touchante et naïve le film à Moussa …

 

Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija (France, 16 mn)

César du meilleur court métrage d’animation 2017

Dans le grand Nord, sur la terre des Inuits, on l’appelait Celui qui a deux âmes. Il était beau comme une femme, et il était beau comme un homme. Sensible comme une femme, et fort comme un homme. Habile, précis comme une femme, et agile, précis comme un homme. Il hésitait…Et bientôt s’est posée la question du choix : un partenaire ou une partenaire ? Question que Celui qui a deux âmes a décidé de ne pas trancher. Jusqu’à ce jour de printemps …